Front de Gauche Bagnères

PROPOSITION 2 |

Bâtir un nouveau contrat social entre l’administration et ses collaborateurs

offrir davantage d’agilité et de souplesse aux employeurs publics et leur donner  des marges de manœuvre accrues dans leur politique de recrutement :

  • assouplir le statut pour offrir la possibilité d’évolutions différenciées, notamment des rémunérations, entre les trois fonctions publiques ;
  • élargir le recours au contrat de droit privé comme voie « normale » d’accès à certaines fonctions du service public. Nous faisons le choix de préconiser le contrat de droit privé et non de droit public pour trois raisons. Tout d’abord, il n’y a pas de spécificité telle du secteur public qui nécessiterait de créer un autre type de contrat à côté du statut. Ensuite, le contrat de droit privé est plus protecteur pour les agents. Enfin, l’État, générateur de normes en matière de droit du travail, doit s’appliquer les mêmes règles qu’il entend définir pour les autres ;
  • recourir aux « pré-recrutements » en élargissant le recours aux apprentis, qui doit permettre de diversifier davantage les profils des agents du service public ;
  • mettre en place une gestion active de l’emploi en accompagnant à la reconversion professionnelle et en prévoyant le cas échéant des plans de départ volontaire, en cas de restructuration de service ;

encourager le dialogue social de proximité, au plus près du terrain et donner ainsi une plus grande liberté de gestion aux managers. En effet, les managers sont ceux qui conduisent effectivement les transformations, avec les agents. Ils sont chargés de porter le sens de la réforme et d’entraîner leurs équipes. Cela implique de leur donner des marges de négociation. Il faut notamment :

  •  donner la possibilité au management de négocier des accords dérogatoires au cadre de la fonction publique, sur l’ensemble des points du statut (rémunération, temps de travail, mobilité …) et de mettre en place des accords sociaux locaux, y compris d’intéressement collectif ;
  • donner la possibilité au management de recruter, faire évoluer et promouvoir les talents sans autres contraintes préalables que celles de droit commun, de sa responsabilité et des moyens alloués. Cela suppose de supprimer les CAP mobilité et promotion actuelles ;
  • négocier des accords sociaux relatifs au cadre de vie et à l’accompagnement des familles des agents ;
  • déconcentrer l’essentiel des actes de gestion, notamment dans la fonction publique hospitalière, pour renforcer le lien entre le niveau du dialogue social et le niveau de la décision ;

valoriser davantage les agents publics qui ont fait le choix d’aller servir dans des zones difficiles (par exemple les policiers, les enseignants …), avec des carrières accélérées notamment ;

mieux connaître les besoins des managers et des agents. Il s’agit de comprendre leur état d’esprit vis-à-vis de leurs missions, de la transformation et de recueillir leurs besoins d’accompagnement pour conduire la transformation. Pour cela, il faut généraliser les baromètres sociaux au sein de l’administration et en restituer publiquement les résultats au moins tous les 6 mois ;

favoriser la plus grande variété d’expériences au sein du vivier des managers publics. Cela suppose de :

  •  favoriser les expériences croisées Etat / collectivités territoriales / hôpitaux ;
  • sous réserve des règles de déontologie, ouvrir les emplois de cadres dirigeants de l’État et des collectivités territoriales à des talents venant du secteur privé ;
  • valoriser l’expérience préalable acquise dans un corps différent ou en dehors de la fonction publique, notamment pour le calcul de la durée de l’expérience requise pour l’accès à certains postes d’encadrement ;

mieux accompagner les agents dans leurs évolutions professionnelles et notamment en cas de changement de poste. Pour cela, les CAP actuelles seraient repositionnées pour analyser et garantir la qualité de l’accompagnement managérial et RH (tutorat, formation, coaching …) des agents dans leur nouveau poste (y compris primo-affectation) ou en situation durable d’échec. Ces nouvelles CAP garantiraient ainsi un nouveau droit à l’agent public, d’être accompagné et repositionné en cas d’échec, en contrepartie des risques assumés lors d’un changement de poste ou de fonction. Ce droit nouveau devra s’appuyer sur le renforcement des démarches de GPEC, basées sur une vision plus claire de l’évolution des métiers et avec des moyens renforcés ;

renforcer la transparence dans les procédures d’affectation qui repose aujourd’hui sur la publication de poste en pénalisant financièrement un manquement à la publication.

 

 

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ACTION PUBLIQUE CAP 22: le rapport

PROPOSITION 1: Refonder l’administration autour de la confiance et de la responsabilisation

donner de la souplesse en matière de recrutement et de gestion des ressources humaines, en passant d’un pilotage des effectifs (plafond et schéma d’emploi) à un pilotage par la masse salariale, ce qui permettrait en particulier de faciliter les recrutements sur certains métiers (en matière de systèmes d’information par exemple). Cette évolution supposerait de ne plus recourir à des mesures générales de revalorisation (point d’indice notamment) et de déterminer ex ante une trajectoire pluriannuelle de masse salariale ;

permettre l’innovation et engager les managers à être force de proposition. Pour cela, il faut valoriser ceux qui osent prendre des risques. Cette valorisation peut être financière, notamment via l’utilisation systématique de la part variable. Mais elle passe aussi par la mise en place d’une communication interne beaucoup plus efficace et qui accompagne les réformes. L’idée est de valoriser celui qui ose mais aussi de le faire savoir, pour encourager un mouvement d’ampleur ;

passer d’une logique de contrôles a priori à une logique de contrôles a posteriori recentrés et plus efficaces. Cela évitera les lourdeurs liées à des contrôles a priori peu ciblés car systématiques. Bien sûr, ce changement doit être assorti de mécanismes de sanctions en cas de manquements. L’allègement des contrôles passe par la suppression de la responsabilité personnelle et pécuniaire des comptables, au profit de dispositifs de contrôle et d’audit internes, mais aussi par la responsabilité financière des ordonnateurs en cas de présentation de comptes insincères, de dissimulation d’informations financières ou de manipulation de résultats, etc. Dans ce cadre, le rôle, les missions et le positionnement des contrôleurs budgétaires et comptables ministériels doivent nécessairement évoluer vers un métier plus proche du contrôle de gestion et de l’appui aux gestionnaires ;

sortir d’une culture de la norme encadrant toute décision, pour permettre aux agents de prendre des décisions adaptées au cas par cas. Ceci constitue un changement majeur et ne doit pas conduire à un service public à plusieurs vitesses, en fonction de la bienveillance de tel ou tel agent. Des lignes de conduite proposées par l’administration centrale et des contrôles a posteriori limiteront ce risque. Cela impose également de changer en profondeur le rôle attendu de l’administration, pour aller, dans la lignée du projet de loi pour un État au service d’une société de confiance, vers une administration plus bienveillante, qui accompagne et qui conseille. Cela implique de sortir de la culture de la norme pour l’ensemble de la relation entre l’État et la société et repenser, en ce sens, la production législative ;

► Pour aller encore plus loin, nous avons identifié cinq ministères clés où la grande majorité des missions pourrait être confiée à des opérateurs. Par défaut, seule la conception des politiques publiques continuerait à relever des administrations centrales dans ces ministères et les autres activités seraient assurées par des agences.

  • dans les ministères économiques et financiers, la politique règlementaire de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (CCRF), la législation fiscale, la politique industrielle, la politique économique et financière, le budget, continueraient à être exercés dans une administration centrale. Toutes les autres missions pourraient être conduites dans des agences : par exemple, le recouvrement de l’impôt et le contrôle, aujourd’hui exercés par la direction générale des finances publiques, le conseil aux entreprises exercé par la direction générale des entreprises, les statistiques ou les études économiques de l’Insee, les missions de la direction générale des douanes et des droits indirects… ;
  • concernant le ministère de la transition écologique et solidaire, la politique de l’énergie et de la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique, les politiques de l’urbanisme, de la construction, du logement, des paysages, de la biodiversité, de l’eau, des substances minérales non énergétiques, seraient exercées par l’administration centrale. Toutes les autres missions pourraient être prises en charge par une agence et par exemple, la régulation du trafic aérien, la mise en œuvre des mesures de contrôle et de répartition des produits et matières premières énergétiques ; la mise en œuvre de la politique d’aménagement sur le territoire…;
  • pour le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, la politique des formations supérieures, la stratégie nationale de recherche et la tutelle des organismes de recherche continueraient à être assurés par l’administration centrale alors que l’ensemble des autres missions seraient prises en charge par des agences ;
  • dans le domaine de la culture, nous appelons à une refonte de l’organisation administrative des musées pour leur laisser davantage d’autonomie. Nous proposons de faciliter la gestion des établissements publics en leur confiant de nouvelles responsabilités (notamment en matière de gestion de leurs personnels), de donner de nouvelles perspectives aux musées nationaux constitués sous forme de service à compétence nationale (SCN), afin d’assurer leur autonomie et de centrer le rôle de l’administration centrale vers ses missions fondamentales de conception, de normalisation et de tutelle ;
  • dans le domaine des sports, nous proposons de créer une Agence nationale du sport, établissement public cogéré avec le mouvement sportif, en charge du sport de haut niveau et de la préparation sportive pour les grandes compétitions7. Le soutien au mouvement sportif serait redéfini à travers la remise en cause du soutien financier aux fédérations les mieux dotées, la mise en extinction progressive du corps des conseillers techniques sportifs (CTS) et l’attribution d’une subvention aux fédérations les moins dotées pour le recrutement de leurs cadres techniques. La création d’une telle agence pourra d’ailleurs conduire à s’interroger sur l’opportunité du maintien d’un ministère de plein exercice. 

 

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Voeux 2018

En ces premiers jours de 2018, après son séjour remarqué à la Mongie, le président Macron a présenté ses vœux aux Français. Certes, les Bagnérais ont pu être déçus que cette cérémonie n’ait pas eu lieu depuis l’étape du Berger, où « Manu » serait apparu en pull de ski, entouré de ses amis : le député, revenu sain et sauf de son périple au Pakistan, le président de la CCHB et maire de Beaudéan, nouvellement converti «La République En Marche », et bien sûr, le président du SCOT et maire de Marsas, toujours prompt à pousser la chansonnette, également LREM depuis peu. Tel ne fut pas le cas, une autre fois peut-être …

Cela ne nous empêche pas, nous élus du Front de Gauche, de souhaiter à tous une très bonne année 2018 : bonne année aux privés d’emploi, ceux que le président nomme « les multirécidivistes du refus », que le nouveau régime s’apprête à mettre sous surveillance renforcée, bonne année aux retraités qui vont voir leurs retraites diminuer de 1,7% de CSG sans compensation, bonne année aussi aux élus locaux qui vont voir leurs financements réduits, bonne année aux lycéens qui ont bien compris que leur accès à l’université va se compliquer faute d’investissements massifs dans l’enseignement supérieur, bonne année à tous ceux qui vont payer toutes les augmentations de tarifs annoncées (gaz, essence, timbre ….), bonne année quand même à tous ceux qui ont cru se débarrasser de l’ancien monde en élisant un jeune homme qui, non content de se prendre pour Jupiter, est persuadé faire rentrer la France dans le XXIème siècle alors qu’il la ramène au XIXème. Bref, nous souhaitons une bonne année à tous ceux qui ne sont rien, à tous les « fainéants », les « cyniques », les « extrémistes », ceux « qui foutent le bordel », parce que les autres, les premiers de cordée version Macron*, nous sommes sûrs que leur année sera excellente, et les années qui viennent aussi si rien ne vient s’opposer au bulldozer libéral d’un jeune président tout acquis à une vision anglo-saxonne du monde idéal.

*pour précision, dans son roman éponyme, Frison-Roche mettait en avant la solidarité, la coopération, l’altruisme nécessaire à la marche en cordée, mais surtout la réversibilité de la cordée, chacun passant en tête alternativement.

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Un nouveau maire pour Bagnères

M Sempastous élu à l’Assemblée Nationale est dans l’obligation de quitter tous ses mandats exécutifs comme la Loi l’y oblige, dont celui de Maire de Bagnères. C’est ce qu’il a fait en officialisant sa démission lors du conseil municipal du 20 juin. Que prévoit la Loi dans ce type de situation ? Tout simplement qu’un nouveau Maire doit être élu par les conseillers municipaux à la majorité absolue. N’importe quel conseiller municipal a le droit et la faculté de se porter candidat. Cela, c’est le texte.

Mais la réalité est tout autre, surtout à Bagnères. En effet, à notre grande surprise, alors que le Conseil Municipal prévu pour cette élection doit se réunir le 30 juin, un hebdomadaire local annonce en Une le 22 juin, que M Cazabat sera élu Maire de Bagnères. Soit le journaliste lit dans les entrailles de poulet, soit la démocratie locale est dans un tel état que les élections n’ont plus aucune importance ! Nous opterons davantage pour la seconde hypothèse, au vu de ce que M Sempastous déclarait dans la presse locale, à savoir que s’il était élu député, « il proposerait la personne pour continuer à gérer les intérêts des citoyens bagnérais ». Sans remettre en cause les compétences en la matière de M Cazabat, il nous aurait semblé judicieux de maintenir au moins un semblant de démocratie et attendre la tenue du dit-conseil pour annoncer le vainqueur !

Que la population française déserte les urnes comme elle le fait de façon croissante, ne semble pas modifier le moins du monde le comportement de nos représentants locaux qui continuent, comme dans le bon vieux temps, à passer outre tout respect des règles démocratiques les plus basiques. Nous ne nous leurrions pas sur le résultat du vote, mais ce qui nous alerte, c’est que le pouvoir même local, ne prend même plus la peine de donner le spectacle de la démocratie (car c’est bien de spectacle qu’il faut parler). Et c’est par la presse que les conseillers municipaux apprennent pour qui ils vont devoir voter à cette élection du nouveau maire.

Très clairement, les élus du front de Gauche condamnent ces pratiques qui sont bien loin de notre conception de la démocratie locale !

 

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Quand l'opportuniste veut quitter son siège de Maire de Bagnères de Bigorre.

Sous prétexte de renouveau politique, le nouveau président de la République, M Macron, s’apprête à accentuer encore un peu plus la dérive présidentialiste de notre République. Au nom du progrès, le nouvel élu souhaite ramener le droit du travail au XIXème siècle et choisit, contre toute attente, de réutiliser, pour le Ministère de la Défense, un nom abandonné depuis plus de 40 ans, Ministère des Armées, et utilisé uniquement au lendemain de la seconde guerre mondiale. Sans parler de cette remontée des Champs Elysées en véhicule militaire le jour de son investiture, véritable première dans la 5ème République, et qui peut légitimement nous inquiéter.

Les média annoncent une chambre des députés unicolore, où députés En marche, Socialistes et Républicains voteront, dans un même ensemble, les lois de régression sociale annoncées : réforme du code du travail, augmentation de la CSG, suppression de dizaines de milliers de fonctionnaires… Notre régime parlementaire est bien malade et c’est bien d’un changement d’institutions dont la France a besoin, pas d’un nouveau Napoléon III.

Le renouveau politique sur notre circonscription se traduit par la candidature du maire de Bagnères, M Sempastous, qui fait de la politique sans le savoir depuis plus de 25 ans et qui veut faire croire à une virginité en la matière qui est loin de correspondre à la réalité. Comme une grande partie des candidats macronistes, le maire de Bagnères se caractérise par un papillonnage politique emprunt d’opportunisme, mais aussi par un engagement fort à « voter les lois que proposera M Macron sans hésitation ». Ce n’est pas notre vision d’une démocratie parlementaire ni du rôle du député. Des députés « godillots » qui lèvent la main quand on le leur demande n’ont jamais fait avancer le pays ! De plus, l’Assemblée doit être représentative des différents courants politiques et idéologiques du pays. L’hégémonie n’est jamais la bonne solution pour faire des réformes. Car, ni M Macron ni M Sempastous, ne doivent perdre de vue que si seuls 18% des inscrits ont voté pour le programme de l’actuel président, cela signifie aussi que 82% des Français ne l’ont pas choisi. Comment cette partie de la population va-t-elle être représentée dans la future assemblée ?

Quant aux promesses de campagne sur lesquelles s’engage le Maire, elles sont bien souvent à rebours de son action à la municipalité : comment peut-il nous vendre un tourisme des 4 saisons lui qui n’a investi que sur les pistes de ski et qui ne voit le développement touristique que sur La Mongie ? Comment peut-il s’engager à de la transparence  sur les indemnités des élus alors que sur la ville, les élus du Front de Gauche n’ont jamais pu avoir une réponse claire de sa part sur le sujet ? Comment peut-il prétendre à rendre compte de son action en tant que député alors que toutes les décisions sur la ville sont prises sans concertation aucun et en tout petit comité, « pour aller plus vite » ? Comment peut-il déclarer être à l’écoute de la population alors que sur le dossier des écoles, il n’a écouté que lui-même ? Comment même peut-il se dire démocrate quand il assure dans la presse qu’il « proposera le moment venu, la personne pour continuer à gérer » la commune ? A quoi sert de voter, à quoi sert le Conseil Municipal si le futur nouveau Maire est nommé par cooptation ?

N’oublions pas de regarder la réalité en face : sur la ville de Bagnères, le Front National est passé de 490 voix en 2012, à 897 en 2017. Bilan catastrophique du quinquennat Sarkozy et de la présidence Hollande, par ailleurs soutenu par le candidat M Glavany. Nous ne pouvons nous contenter de ces résultats. Notre démarche, au Front de Gauche, reste une démarche de rassemblement. Jamais une seule force de la gauche n’a gagné sans  les autres. Notre soutien à la candidature de M Mélenchon a été plein et entier. Mais le rassemblement ne peut se faire en demandant à chacune des forces en présence de perdre l’identité qui lui est propre. Après ces élections où tous les partis vont être jetés dans la grande lessiveuse macroniste, il nous faudra poser la question de la refondation d’une gauche digne de ce nom et de ses valeurs. Nous continuerons d’œuvrer dans ce sens sur le territoire qui nous occupe, celui du haut Adour.

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Vous avez dit "Renouveau Politique" ????

Les élections législatives qui vont se dérouler les 11 et 18 juin 2017 vont être l'occasion de choisir l'orientation du pays pour les 5 prochaines années.

Lors de l'élection présidentielle moins d'un français sur 5 (18,2 % des inscrits) a choisi de voter pour Emmanuel Macron ; plus de 80 % des français ne partagent donc pas sa vision pour l'avenir de la France !

L'opération communication d'Emmanuel Macron pour essayer de faire croire qu'il représentait le renouveau et la rupture avec l'ancien système commence à être confrontée à une réalité qui est toute autre. L'investiture sur la 1ère circonscription, par le mouvement En Marche,  du Maire de Bagnères, Jean Bernard Sempastous, ajouté à l’engagement de Jean Glavany de soutenir le nouveau président, sont tout à fait révélateurs de la façon de fonctionner du mouvement. Sont ainsi en lice, le député sortant qui  postule pour un 6ème mandat, et M.Sempastous en politique depuis 25 ans, qui essaie de briguer tous les mandats où il pense avoir une opportunité d'élection. Comme renouveau politique, on repassera !

En se présentant sur la 1ère circonscription, le Maire de Bagnères qui revendiquait ne pas faire de politique, a choisi de changer son fusil d’épaule depuis sa toute récente amitié avec le nouveau président élu.

M.Sempastous cherche donc à quitter la ville de Bagnères (la Loi le lui imposera s’il est élu) après s’être engagé auprès de ses habitants à « se consacrer totalement à son rôle de maire, qu’il ne partagerait pas avec d’autres mandats, tel celui de député » (La Dépêche du 14 mars 2014). Il a apparemment changé d’avis, ce qui ne nous surprend guère. Tête d’une liste classée divers droite aux municipales de 2014 (tout en communiquant sur son apolitisme), il n’a pas hésité à soutenir les candidats du PRG aux départementales de 2015, puis à revendiquer la tête de liste UDI-LR des régionales 6 mois plus tard avant d’être renvoyé dans ses foyers par le maire de Tarbes. Mais Monsieur le Maire déclare ne pas rentrer « dans les basses manœuvres électoralistes et politiciennes » !

Qu'on ne s'y trompe pas le candidat En Marche est un candidat de droite, certes complexé et camouflé, mais dont l'opportunisme électoral laisse peu de place à la morale et aux attentes des hauts pyrénéens.

Une question : va-t-il être en mesure de relever le défi qu’il se lance à lui-même, à savoir retrouver les 58% de ses électeurs bagnérais ?

Le front de gauche Bagnères, fidèle à ses engagements politiques revendiqués, soutient lui sans manigance, turpitude ou autre calcul électoral Philippe Lacoume et sa suppléante, Simone Gasquet qui sont les seuls candidats porteurs de progrès social en rupture avec les politiques menées ces dernières années par les différents gouvernements.

 

Sylvette Le Moal et Stéphane Toujas

 

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Second tour annoncé : Le Pen / Macron

Les élus, militants et sympathisants du Front de Gauche du Haut Adour tenaient à vous remercier pour votre mobilisation en faveur du candidat que nous soutenions : Jean Luc Mélenchon.

Le second tour qui s’annonce met face à face deux candidats très clivants : d’une part la candidate du Front National prête à appliquer un programme xénophobe, et d’autre part le candidat d’En Marche qui va aggraver toutes les lois libérales que nous avons combattues.

Voilà plus de 30 ans que les citoyens les plus faibles paient le prix des erreurs des choix politiques de leurs dirigeants, incapables d’entendre la colère qui gronde dans le pays. Fermetures d’écoles, d’hôpitaux, de commissariats…, désertification du monde rural, fermeture de services publics essentiels, voilà ce que nous vivons tous. Une société divisée, rongée par les inégalités et qui étouffe sous les dernières convulsions d’institutions moribondes, voilà notre quotidien. Au nom des équilibres budgétaires imposés par des traités rejetés par les Français, pour répondre à une crise majeure qui n’en finit pas de finir, crise issue de la folie spéculative des banquiers d’affaires, on assiste à une aggravation des politiques de rigueur. Ce sont les mêmes causes qu’en 1929, qui conduisent aujourd’hui à une résurgence de l’extrémisme raciste dans tous les pays. Tous ces apprentis sorciers qui, par leur politique inhumaine et violente envers les peuples, font ressortir des limbes de l’histoire ce que l’on pensait solidement enfoui, tous ceux-là nous demandent aujourd’hui de les aider à éteindre l’incendie qu’ils ont allumé, pour que tout puisse continuer comme avant, c'est-à-dire pour que rien ne change.

Alors que faire pour ce 2ème tour ? Certes, nous sommes tous d’accord sur un point : aucune voix ne doit se porter sur la candidate du Front National. Pour autant, faut-il reporter nos suffrages sur le candidat d’En Marche ? Chacun se déterminera en conscience, comme nous.

Mais une seule conviction nous habite : ne rien lâcher et reconstruire une force de gauche digne de ce nom, où le progrès social, la satisfaction des besoins quotidiens et la préservation (voire la « réparation ») de notre environnement seront les lignes politiques majeures.

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Votons Mélenchon

Parce que nous ne pouvons pas concevoir une minute que la gauche soit absente du second tour de l’élection présidentielle

Parce que nous ne nous résoudrons jamais à considérer que les politiques menées depuis 40 ans sont indépassables

Parce que tous ces candidats, jeunes ou moins jeunes, ne nous promettent, au nom d’un soi-disant modernisme, que des solutions des années 30 qui ont installé partout la guerre, le malheur et la destruction de l’environnement pour le profit de quelques uns

Parce qu’un espoir se lève en France d’un avenir pour nous et nos enfants, qui ne soit celui du sacrifice ad vitam aeternam

Parce que, enfin, nous prendrons nous même en main notre futur

Nous, élus et militants du front de Gauche, vous appelons tous à amplifier l’élan populaire en faveur de Jean Luc Mélenchon en votant et en faisant voter !

Place au Peuple

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Macron, le spasme du système (Frédéric LORDON)

 

Macron, le spasme du système

Par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 12 avril 2017) // Pour que le plein oligarchique se maintienne envers et contre tout, il fallait en effet impérativement un candidat du vide, un candidat qui ne dise rien car ce qu'il y a aurait à dire vraiment serait d'une obscénité imprésentable : les riches veulent rester riches et les puissants puissants.

https://blog.mondediplo.net

 

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30 des pires déclarations d’Emmanuel Macron

Ne vous y trompez pas, le vrai programme est là.

 

1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

3. « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »

4. « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »

5. « Le libéralisme est une valeur de gauche »

6. « Les salariés français sont trop payés » « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

7. « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

8. « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

9. « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

10. « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »

11 « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

12 Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

13 « La France est en deuil d’un roi »

14 « Je suis pour une société sans statuts »

15 « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

16 « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

17 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa loi (308 articles réactionnaires dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux » ou de « fainéants ». « Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. »

18 : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. » « Pas de frondeurs » (l’article 27 de la loi fondamentale dispose que » tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel »)

19 : Finie la protection sociale basée sur le salaire. Macron propose ainsi un transfert géant de 450 milliards de cotisations sociales du salaire brut payé par le capital (eux) sur celui de l’état payé par l’impôt (nous).

20 : « Je vais faire un CICE durable »

21 : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »

22 : « Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »

23 : « Il n’y a pas de culture française »

24 : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité » (à Davos !)

25 : « La gauche classique est une étoile morte. L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est »

26 : « C’est une erreur de penser que le programme est le cœur » d’une campagne électorale » « la politique, c’est mystique »

27 : « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez »

28 : « Je vous ai compris » dit-il aux pieds-noirs à Toulon

29 : « Il n’y a pas de culture française mais des cultures »

30 : « La politique c’est mystique »

Un seul vote UTILE : Jean Luc Mélenchon

 

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