Les élections législatives qui vont se dérouler les 11 et 18 juin 2017 vont être l'occasion de choisir l'orientation du pays pour les 5 prochaines années.

Lors de l'élection présidentielle moins d'un français sur 5 (18,2 % des inscrits) a choisi de voter pour Emmanuel Macron ; plus de 80 % des français ne partagent donc pas sa vision pour l'avenir de la France !

L'opération communication d'Emmanuel Macron pour essayer de faire croire qu'il représentait le renouveau et la rupture avec l'ancien système commence à être confrontée à une réalité qui est toute autre. L'investiture sur la 1ère circonscription, par le mouvement En Marche,  du Maire de Bagnères, Jean Bernard Sempastous, ajouté à l’engagement de Jean Glavany de soutenir le nouveau président, sont tout à fait révélateurs de la façon de fonctionner du mouvement. Sont ainsi en lice, le député sortant qui  postule pour un 6ème mandat, et M.Sempastous en politique depuis 25 ans, qui essaie de briguer tous les mandats où il pense avoir une opportunité d'élection. Comme renouveau politique, on repassera !

En se présentant sur la 1ère circonscription, le Maire de Bagnères qui revendiquait ne pas faire de politique, a choisi de changer son fusil d’épaule depuis sa toute récente amitié avec le nouveau président élu.

M.Sempastous cherche donc à quitter la ville de Bagnères (la Loi le lui imposera s’il est élu) après s’être engagé auprès de ses habitants à « se consacrer totalement à son rôle de maire, qu’il ne partagerait pas avec d’autres mandats, tel celui de député » (La Dépêche du 14 mars 2014). Il a apparemment changé d’avis, ce qui ne nous surprend guère. Tête d’une liste classée divers droite aux municipales de 2014 (tout en communiquant sur son apolitisme), il n’a pas hésité à soutenir les candidats du PRG aux départementales de 2015, puis à revendiquer la tête de liste UDI-LR des régionales 6 mois plus tard avant d’être renvoyé dans ses foyers par le maire de Tarbes. Mais Monsieur le Maire déclare ne pas rentrer « dans les basses manœuvres électoralistes et politiciennes » !

Qu'on ne s'y trompe pas le candidat En Marche est un candidat de droite, certes complexé et camouflé, mais dont l'opportunisme électoral laisse peu de place à la morale et aux attentes des hauts pyrénéens.

Une question : va-t-il être en mesure de relever le défi qu’il se lance à lui-même, à savoir retrouver les 58% de ses électeurs bagnérais ?

Le front de gauche Bagnères, fidèle à ses engagements politiques revendiqués, soutient lui sans manigance, turpitude ou autre calcul électoral Philippe Lacoume et sa suppléante, Simone Gasquet qui sont les seuls candidats porteurs de progrès social en rupture avec les politiques menées ces dernières années par les différents gouvernements.

 

Sylvette Le Moal et Stéphane Toujas