La Communauté de Commune de la Haute Bigorre est en train de dévoiler son vrai visage. Un organe de « délibération » où la démocratie n’a pas sa place. Pourquoi ?

Suite à une négligence des élus ou des services, personne n’a « pensé » à renouveler auprès de la préfecture l’autorisation d’avoir 52 élus communautaires au lieu des 45 légalement prévus par la loi. Au final, la préfecture a imposé la « suppression » de 7 élus communautaires. Bagnères a eu droit à un élu supplémentaire (18 aujourd’hui) choisi dans la majorité municipale. L’opposition auparavant représentée à hauteur de 3 élus, garde ses 3 élus mais pas un de plus. Les élus de la majorité bagnéraise occupent donc 83% des postes offerts à Bagnères (à comparer avec les 58% affichés du Maire aux dernières élections). Les villages de Montgaillard, Ordizan, Trébons, Asté et Banios ne sont plus représentés que par leur Maire. Quant aux villages de Gerde, Pouzac ou Campan, quand il a fallu choisir, c’est à chaque fois l’élu de la liste d’opposition qui a été purement et simplement congédié : les 2 élus de Gerde et Pouzac font partie de la même liste tandis que les 3 élus de Campan se sont octroyés les 3 places possibles en montrant la porte au seul élu d’opposition qui siégeait jusqu’ici.

Belle leçon de démocratie une nouvelle fois ! Mais on nous explique doctement que tout ce petit monde œuvre pour le bien de tous etc. etc.…

Nous ne partageons pas cette vision de la politique qui renie le résultat du vote des citoyens. Si la mise en place d’une élection à la proportionnelle pour désigner les élus communautaires peut modifier en partie la représentativité des élus, n’oublions pas que ce qui nuit le plus à la démocratie, c’est la surdité des dits-élus et leur absence de prise en compte des besoins réels de la population. La gestion de la Communauté de Communes de la Haute Bigorre en est hélas, un exemple.